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IME ABA Les Coteaux d'Azur

 L'IME les Coteaux d'Azur a ouvert ses portes le 09 mars 2009

Pourquoi la création urgente d'une structure pour enfants autistes ?

En France et dans les Alpes Maritimes, la prise en charge des enfants autistes au sein de structures spécialisées et adaptées est très insuffisante et la création d'un établissement spécialisé s'avère urgente et nécessaire.Pour cette raison nous avons décidé de créer un IME proposant une éducation spécifique à l'autisme avec l'application de la méthode ABA avec un accompagnement et une intégration scolaire en milieu ordinaire.

Dates importantes:

Avril 2006 : Remise du dossier de demande de création d'un IME 20 places à la DDASS des Alpes Maritimes 

Sep 2006 : Avis favorable du CROSMS (Comité Régional de l'Organisation Sociale et Médico-Sociale) de la région PAC pour les 20 places demandées.

Mai 2007 : Obtention de l'arrêté préfectoral de l'autorisation de financement.

Septembre 2007 : Dépôt du PC

Février 2008 : Début des travaux

19 février 2009 : remise des clés.

07 mars 2009 : fin complète des travaux y compris l’extérieur.

09 mars 2009 : rentrée des enfants.

La route d'accès de l'IME a été construite grâce au financement commun de la communauté des communes des Coteaux d'Azur, du Conseil Général des Alpes Maritimes et du Conseil Régional PACA. Cette route porte déjà un nom très symbolique: « Chemin de la Solidarité ». Plusieurs articles de presse ont traité de cette actualité (voir articles presse). La mairie de Carros nous a également aidés à finir la construction de l’ensemble du bâtiment. Elle a très fortement contribué au financement des VRDs et des espaces extérieurs.

Bref descriptif du bâtiment : C'est un bâtiment de 4 niveaux, avec un parking eu sous sols, un RDC avec les bureaux administratifs le restaurant, la salle de sport et les pièces techniques, les 1er et 2ème étages comprennent les classes, les bureaux éducatifs, la salle informatique, la salle de technologie,…etc. Un espace a été spécialement réservé pour le futur SESSAD. 

Pour l'avenir : En réponse aux demandes importantes et diverses des familles et des institutions, notre projet se doit de grandir et de s'enrichir des expériences en cours mais aussi de se diversifier afin d'apporter des solutions adaptées aux besoins spécifiques de chaque personne autiste. Nous travaillons sur d'autres projets de qualité et nous avons besoin de vous tous pour les concrétiser.

 


 
Présentation de l'association "ABA Apprendre autrement"

 

L'association «A.B.A. Apprendre Autrement» est une association laïque à but non lucratif, conformément aux dispositions de la Loi du 1er juillet 1901. Elle a été fondée le 28 octobre 2004 par des parents d’enfants autistes et regroupe amis, parents et professionnels. L’association ABA Apprendre Autrement est administrée par un conseil d’administration avec une orientation scientifique, une approche rationnelle, des principes d'éthique et des valeurs fondamentales telles que la solidarité,  le respect de la personne handicapée et un projet de vie digne et ambitieux pour toute personne.

L'association travaille à la promotion de l’apprentissage de la méthode ABA à travers toute la France et plus particulièrement le Verbal Behavior (comportement verbal). Nous collaborons avec des professionnels qualifiés et expérimentés dans l’ABA, l’autisme et le développement de l’enfant (Dr Diane Fraser, Dr Mark Sundberg...).

 

Nos buts principaux sont:

  • Faire bénéficier des personnes atteintes de Troubles Envahissants du Développement (TED) et d’autisme en particulier de stimulation et d’éducation sous forme d’intervention comportementale (ABA Analyse Appliquée du Comportement) en vue d’une intégration optimale en milieu ordinaire et d’un projet de vie respectueux de la personne.
  • L’entraide et l’information des familles concernées ainsi que la formation des familles et des professionnels.
  • Créer et gérer le fonctionnement d’établissements spécialisés proposant la prise en charge et l’accompagnement de personnes avec autisme.

Nos principales réalisations :

  • Création de l'Institut Médico-Educatif ABA, IME Les Coteaux d'Azur pour l'accueil de 20 enfants et adolescents avec autisme.
  • Collaboration active avec des professionnels hautement qualifiés et expérimentés dans l’ABA, l’autisme et le développement de l’enfant.
  • Organisation de plusieurs sessions de formation destinées aux parents et professionnels sur les thèmes suivants:
    • L'autisme et la prise en charge des personnes autistes, les droits des personnes handicapées.
    • Gestion du patrimoine des personnes handicapées
    • Autisme et ABA
    • Améliorer et augmenter les capacités de communication chez les enfants avec autisme – Le Verbal Behavior (VB) ou comportement verbal
  • Prise en charge psycho-éducative d'enfants autistes à leurs domiciles avec la mise à disposition de thérapeutes formées à l'autisme et à l'ABA.
  • Développement et promotion de la méthode ABA/VB à travers des interventions et aides auprès des familles concernées.
  • Obtention de l’avis favorable pour la création d’un SESSAD de 35 places pour enfants avec autisme/asperger à partir de 2 ans.

Depuis sa création en octobre 2004, l’association ABA Apprendre Autrement a énormément collaboré avec d’autres associations, structures, partenaires et professionnels de l’autisme. L’association ABA Apprendre Autrement a pour ambition de reproduire le projet de Carros dans d’autres régions de France. A ce jour, d’autres associations ABA Apprendre Autrement ont vu le jour : ABA Apprendre Autrement Lorraine, ABA Apprendre Autrement Normandie et ABA Apprendre Autrement Loire-Forez. Un seul but : l’intérêt des personnes avec autisme et leurs familles et le respect de leur dignité.


 
Autisme Infantile

Trouble envahissant du développement, caractérisé par un développement anormal ou déficient, manifeste avant l'âge de trois ans avec une perturbation caractéristique du fonctionnement dans chacun des trois domaines suivants : interactions sociales, communication, comportement (au caractère restreint et répétitif). Le trouble survient trois à quatre fois plus souvent chez les garçons que chez les filles.

Directives pour le diagnostic :
Habituellement, il n'y a pas de période initiale de développement tout à fait normal ; si tel était le cas, la période de normalité ne dépasse pas l'âge de trois ans.

Il existe toujours des altérations qualitatives des interactions sociales. Celles-ci se traduisent par une appréciation inadéquate des signaux sociaux ou émotionnels, comme en témoignent :
-l’absence de réaction aux émotions d'autrui
-le manque d'adaptation du comportement au contexte social
-la faible utilisation des messages sociaux
-la faible intégration des comportements de communication
 sociaux et émotionnels
-le manque de réciprocité sociale et émotionnelle.

Il existe également toujours des altérations qualitatives de la communication. Celles-ci se traduisent par :
-un défaut d'utilisation sociale des acquisitions langagière, quel que soit leur niveau
-des anomalies dans le domaine du jeu de " faire semblant " ou du jeu d'imitation sociale
-une faible synchronisation et un manque de réciprocité dans les échanges conversationnels
-un manque de souplesse dans l'expression verbale et un relatif manque de créativité et de fantaisie dans le processus de pensée
-un manque de réaction émotionnelle aux sollicitations verbales et non verbales d'autres personnes
-une utilisation déficiente des variations de rythme et d'accentuation pour traduire les modulations de la communication
-un manque de gestes d'accompagnement pour accentuer et faciliter la compréhension de la communication parlée.

Le trouble se caractérise enfin par l'aspect restreint, répétitif et stéréotypé du comportement, des intérêts et des activités, comme en témoignent :
-une tendance à rigidifier et à ritualiser de nombreux aspects du fonctionnement quotidien (concernant habituellement aussi bien les activités nouvelles que les activités routinières et les jeux familiers)
-un attachement spécifique, surtout chez le petit enfant, à des objets insolites, typiquement de consistance dure
-une insistance pour effectuer certaines activités routinières selon
 des rituels n'ayant pas de caractère fonctionnel (impliquant, par exemple, des préoccupations stéréotypées par des dates, des itinéraires ou des horaires)
-des stéréotypies motrices
-un intérêt particulier pour les éléments non fonctionnels des objets (p.ex. leur odeur ou leur consistance)
-une résistance à des changements dans les activités routinières
-une opposition à toute modification de l'environnement personnel (concernant, par exemple, le déplacement de meubles ou d'éléments de décoration).

En plus de ces caractéristiques diagnostiques spécifiques, les enfants autistes présentent souvent divers autres problèmes non spécifiques tels que des peurs ou des phobies, des troubles du sommeil et de l'alimentation, des crises de colère et des comportements agressifs. Les automutilations (p.ex. se mordre le poignet) sont assez fréquentes, en particulier lorsque le trouble s'accompagne d'un retard mental sévère.

La plupart des enfants autistes manquent de spontanéité, d'initiative et de créativité dans l'organisation de leur temps de loisir et ont des difficultés à concevoir les décisions à prendre dans le cadre d'un travail (y compris lorsque les tâches elles même correspondent à leurs capacités).
L'expression particulière des déficits inhérents à un autiste se modifie certes avec l'âge ; toujours est il que ces déficits persistent à l'âge adulte, et qu'ils se traduisent là encore par des problèmes de socialisation, de communication et d'intérêt. La survenue d'anomalies du développement avant l'âge de trois ans est nécessaire au diagnostic, mais le diagnostic peut être évoqué dans tous les groupes d'âge.
L'autisme infantile peut s'accompagner de niveaux très variables de QI, mais il existe un retard mental significatif dans environ trois quarts des cas.



 
Le syndrome autistique

Selon la Classification Internationale de l'O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé 1993) des Maladies 10 (CIM 10. DSMIV)  d'après Classification internationale des troubles mentaux et des troubles du comportement.

 Groupe de troubles caractérisées par des altérations qualitatives des interactions sociales réciproques et des modalités de communication, ainsi que par un répertoire d'intérêts et d'activités restreint, stéréotypé et répétitif.
Ces anomalies qualitatives, bien que variables dans leur intensité, infiltrent l'ensemble du fonctionnement du sujet, quelles que soient les situations. Dans la plupart des cas le développement est anormal dès la toute petite enfance et à quelques exceptions près, ces états pathologiques sont manifestes dès les cinq premières années. Habituellement, mais non constamment, il existe un certain degré de déficit cognitif général, mais en fait ces troubles sont définis en terme de comportement, déviant par rapport à l'âge mental de l'individu (que celui-ci présente ou non un retard mental).



 
Le P.E.C.S.

"Picture Exchange Communication System"
(Système de communication par échange d’image)

est un système de communication par échange d’image qui permet de suppléer ou d’augmenter la communication des enfants ayant des troubles autistiques ou présentant un déficit de la communication sociale.

En utilisant le P.E.C.S., les enfants apprennent à venir chercher leur interlocuteur pour lui remettre l’image de l’objet ou de l’activité qu’ils désirent, en échange de cet objet ou activité.
Dans un premier temps, l’enfant initie un comportement de communication pour faire une demande.
Puis on va lui enseigner à étoffer cette demande en construisant une phrase simple en images (ou pictogramme).
Ensuite, on apprend à l’enfant à faire un commentaire sur ce qu’il voit et perçoit.
Enfin, on enseigne à l’enfant de nombreux concepts linguistiques :

  • Couleur
  • Taille
  • Espace
  • Différenciation des différentes questions posées (qu’est-ce que c’est ?, qu’est-ce que tu vois ? etc…)
  • Oui/non
  • Suivre une consigne avec images
  • Suivre un emploi du temps (en images)

On peut poursuivre les apprentissages en créant des phrases de plus en plus longues et en introduisant des concepts permettant à l’enfant d’établir une communication de plus en plus précise.

Après un certain temps d’utilisation du P.E.C.S., une grande proportion d’enfants développe le langage oral.



 
Pourquoi l’ABA ?

Selon les recherches, le programme A.B.A. est actuellement le plus efficace auprès des jeunes enfants ayant un TED. Il peut aider certains enfants à apprendre à un rythme suffisamment rapide pour rattraper les connaissances et habiletés de leurs pairs à développement normal. L’A.B.A. maximise le temps d’enseignement en réduisant le temps consacré à des activités non productives comme l’autostimulation et les comportements non fonctionnels. Pour comparer, les enfants à développement typique apprennent de nouvelles choses tout leur temps d’éveil en jouant ou en observant les adultes autour d’eux. Les enfants TED peuvent accumuler du retard dans leur développement lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes sans chercher à imiter les personnes autour d’eux.

Les recherches initiales (Lovaas 1987) indiquent des améliorations du QI, de la compréhension et de l’expression du langage ainsi que des habiletés sociales et adaptatives permettant à de nombreux enfants de suivre une intégration scolaire en milieu normal et à tous de progresser considérablement.
Ces recherches ont été reproduites (UCLA-Université de Los Angeles, Californie-Smith 1992-93) , (Norvège Klevstrand 1992), (Wisconsin, Young Autism Project) et sont en cours. Les résultats à ce jour concordent avec ceux de Lovaas.

Les publications sur les programmes de l’analyse appliquée du comportement sont innombrables. Des chercheurs internationalement reconnus dans le domaine comme Krantz et McClannahan ont à leur actif plus 800 publications.
Bien qu’il existe des différences dans les procédures utilisées, les méta-analyses menées par Guralnick (1998) et Ramey & Ramey (1998) recensent 5 conditions nécessaires pour une efficacité scientifiquement acceptable :

  • Les interventions doivent utiliser les techniques comportementales pour la mise en place d’un développement harmonieux chez le jeune enfant (procédures de renforcement positif).
  • Les interventions doivent porter sur tous les domaines du développement (langage, moteur, cognitif, social, etc...). On établit ainsi un curriculum propre à chaque enfant.
  •  Les interventions doivent être soumises à des évaluations fréquentes. L’observation directe et la mesure des performances individuelles doivent être utilisées pour déterminer les progrès qui apparaissent, et ajuster les programmes d’apprentissage.
  • Les interventions doivent prendre en compte les parents comme co-thérapeutes.
  • Les interventions doivent être dirigées et supervisées par des individus formés à l’Analyse Appliquée du Comportement et ayant une expérience avec de jeunes enfants avec autisme.

Aujourd’hui, le programme A.B.A. pour les enfants autistes est préconisé au niveau international :

  • Le rapport de santé mentale des départements santé des Etats-Unis en 1999 signale :

« Trente années de recherches ont montré l’efficacité des méthodes de l’analyse appliquée du comportement en réduisant les comportements inappropriés et en augmentant la communication, les apprentissages et les comportements sociaux adaptés »

  • De nombreuses universités étudient et forment des professionnels à l’ A.B.A., aux Etats-Unis (dans chaque grande ville universitaire), au Canada, au Mexique, Argentine, Brésil, Colombie, Australie, Allemagne, Italie, Norvège, Suède,…
  • Des écoles publiques et privées A.B.A. sont très répandues aux Etats-Unis au Canada, au Royaume- Uni. On en trouve dans de nombreux pays européens (Espagne, Suisse, Allemagne, Pays-bas, pays scandinaves,… ) et dans le monde entier ( Brésil, Mexique, Argentine, Australie, Chine,…)

En France, l’ A.B.A. commence à être connue :

  • Le rapport INSERM « Déficiences et handicaps d’origine périnatale. Dépistage et prise en charge » Septembre 2004 préconise les thérapies fondées sur le conditionnement coopérant (Lovaas) pour l’autisme et T.E.D. en insistant sur les progrès réels des enfants et la nécessité de collaboration parents /professionnels.
  • Le rapport de INSERM « Expertise collective-Troubles mentaux-Dépistage et prévention chez l’enfant et l’adolescent »-2003 reconnaît la nécessité de prise charge de l’autisme et T.E.D. par les programmes éducatifs de type comportementaliste.
  • Le rapport INSERM «Expertise collective-Psychothérapies-Trois approches évaluées »2004 met en évidence l’efficacité et le bénéfice pour les enfants autistes des méthodes éducatives comportementalistes en général, et des recherches et programmes mis en place par Lovaas (A.B.A.).
  • La Fondation AUTISME, agir et vaincre, sous l’égide de la Fondation de la Recherche Médicale, préconise la prise en charge des enfants autistes par l’ A.B.A. et souhaite créer des écoles pilotes appliquant le programme A.B.A. de manière précoce et intensive.
  • L’Université Lille 3 Département de psychologie de l’enfant et de l’adolescent (Professeur Darcheville, Dr Rivière) propose des formations et conférences sur l’ABA.
  • L’école « les Petites Victoires », I.M.E. en cours (Dr Milcent pédopsychiatre) met en pratique le programme A.B.A. et obtient d’excellents résultats chez les enfants autistes.
  • De nombreux parents connaissent l’A.B.A. et sont en demande de telle prise en charge pour leurs enfants.



 
Qu’est-ce que l’ A.B.A. ?

"Applied Behavior Analysis" (Analyse Appliquée du comportement)

1- Principes :

Les enfants qui se développent de façon « normale » apprendront spontanément dans leur environnement (apprentissage du jeu, du langage, des relations sociales).
Les enfants autistes sont capables d’apprendre, mais dans un cadre particulièrement structuré, dans lequel les conditions sont optimales pour développer les mêmes compétences que les autres enfants acquièrent naturellement.

L’ A.B.A. concerne les règles de mise en place de ce cadre.
L’ A.B.A. est basée sur des principes scientifiques et expérimentaux.
L’ A.B.A. emploie des méthodes basées sur la théorie de l’apprentissage
et applique à l’autisme les principes comportementalistes.

2- Description :

L’ A.B.A. comporte un programme de techniques de modification du comportement et de développement de compétences.
Elle se compose essentiellement de deux types d’enseignements :

L’enseignement « structuré » , assis au bureau ainsi qu’un apprentissage scolaire classique. L’apprentissage est décomposé initialement en séances, répétées en successions rapides ( Essais Distincts Multiples) jusqu’à ce que l’enfant réussisse à répondre correctement sans guidance ou aide particulière.
Chaque essai ou étape consiste en :

  1. une demande ou directive donnée à l’enfant pour qu’il effectue une action
  2. un comportement ou réponse de l’enfant
  3. une conséquence/réaction de l’intervenant

Toute réponse ou ébauche de réponse correcte est renforcée positivement c’est-à-dire suivie immédiatement par quelque chose de plaisant pour l’enfant (jouet, bravo,…) et toute autre chose est ignorée ou corrigée de façon neutre.

L’enseignement « incidental » qui s’applique partout (à l’école, à la maison, à l’extérieur…) et à tout moment possible : il s’agit de guider l’enfant

  1. lors d’activités, de jeux, de loisirs afin de l’aider à jouer, à expérimenter et à découvrir son environnement
  2. lors des moments propices à l’apprentissage de l’autonomie personnelle comme les repas, la toilette, la propreté, …
  3. lors des moments concernant l’autonomie et l’intégration sociale comme les repas en collectivité, les activités de groupe, les sorties en société…

Là encore, toute action ou ébauche d’action adaptée est encouragée et renforcée par quelque chose qui plait et motive l’enfant.
De façon générale, l’enseignement se fait par petites étapes : Chaque compétence que l’on souhaite développer chez l’enfant est analysée en petites unités mesurables et enseignées une étape à la fois.
Exemple : « se brosser les dents » est composé de : on prend la brosse; on la mouille; on met de la pâte dentifrice; etc.…
On passe idéalement de la situation d’apprentissage «  un pour un » (un adulte pour un enfant), à la situation de petits groupes puis à la situation en groupe plus large.

L’environnement doit être structuré dans un premier temps sans trop de stimulations parasites. Puis, les acquisitions émergentes sont répétées et renforcées dans des situations moins structurées. Celles-ci doivent cependant être préparées avec soin et se reproduire fréquemment.

Le temps d’enseignement est optimisé pour réduire le temps consacré à des activités non productives comme l’autostimulation ou les comportements inappropriés, pour favoriser la concentration, l’attention et pour inciter l’enfant à interagir activement avec son en

Lors de tout apprentissage, il primordial de toujours tenir compte de la motivation et des intérêts de l’enfant pour qu’il prenne plaisir à apprendre et à découvrir ce qui l’entoure. C’est le moteur même de sa réussite et de ses progrès. De plus, les progrès, les encouragements constants, les félicitations vont donner à l’enfant une image valorisante et structurante de lui-même ce qui contribuera encore à favoriser son développement et son envie d’apprendre.

Les parents pourront participer activement en recevant conseils et orientation du psychologue et du personnel encadrant ainsi qu’éventuellement une formation spécifique pour pouvoir appliquer le programme à domicile dans un but de généralisation, de continuité et de cohérence. C’est la généralisation des apprentissages concrets acquis dans l’établissement et extrapolés dans l’environnement quotidien/social qui viendra participer au développement et renforcement des mécanismes et compétences recherchés.

3- Objectifs éducatifs

Il s’agit d’enseigner des compétences importantes pour les enfants présentant des TED dans les domaines suivants : l’attention, le langage réceptif et expressif, l’association, les habiletés motrices globales et fines, les jeux et loisirs, les compétences sociales, l’autonomie, l’intégration en communauté, les connaissances préscolaires et scolaires.

Le comportement verbal est systématiquement travaillé. Dans un premier temps on cherche à développer le langage sous la forme de demande. L’enfant obtient alors ce qu’il demande comme renforçateur. L’expression du langage est basée sur les motivations de l’enfant.
Ensuite, on enseigne le commentaire, l’obtention d’informations puis l’aspect structurel du langage.
Le développement de comportements « pivots »,  attention conjointe, imitation, coopération, traitement d’information multimodale- permet d’aborder des apprentissages plus complexes.

4- Développer et initier un nouveau comportement

 Il existe plusieurs techniques d’intervention :

  • L’indication : Il est important de bien indiquer à l’enfant ce qu’on attend de lui. La consigne doit être simple, précise et claire.
  • Chaque étape est enseignée en donnant une « incitation » ou guidance à l’enfant pour lui permettre d’émettre le comportement.

Cette incitation peut être :

  • verbale : un mot, une consigne
  • gestuelle : une action motrice donnant un indice visuel à l’enfant
  • physique : guidance physique visant à conduire l’enfant à accomplir les mouvements du comportement à acquérir.  
  • L’estompage : on retire graduellement l’ensemble des incitations pour que le comportement désiré apparaisse sans aide et que l’enfant n’en devienne pas dépendant.
  • Le façonnement : on renforce successivement les comportements présents qui ressemblent de plus en plus au comportement désiré.

Exemple : on veut enseigner le mot « maman ». On renforcera les vocalisations « m », « ma », « mam », « mamam », « maman ».

La procédure en chaîne : une chaîne de comportements est formée de plusieurs éléments dans un ordre donné. Chaque élément dépend de l’émission de l’élément précédent.

Exemple : se laver les mains est composé de : ouvrir l’eau froide ; ouvrir l’eau chaude ; se mouiller les mains ; prendre le savon ; etc..

On enseigne alors à l’enfant à enchaîner les étapes dans l’ordre logique.

5- Augmentation de la fréquence d’un comportement

La fréquence d’un comportement va être augmentée par une procédure de « renforcement » c’est-à-dire que les réponses appropriées sont immédiatement renforcées par quelque chose de plaisant pour l’enfant (bonbon, jouet, bravo, chatouille..).

Au début, les renforçateurs doivent être concrets pour l’enfant : friandise, jouet, activité amusante, mais toujours accompagnés d’approbations sociales telles que des bravos, applaudissements, bisous… Puis en fonction de la progression du développement de l’enfant, ils doivent devenir de plus en plus subtils (clin d’œil, sourire, …) pour finalement ne faire appel qu’aux renforçateurs qu’on trouve dans le milieu naturel.

Il est important de bien connaître les intérêts et motivations de l’enfant afin que les renforçateurs soient appropriés et variés et que l’enfant prenne plaisir à apprendre. L’enseignement se fait toujours dans un climat chaleureux et plaisant.
Un des buts prioritaires est que l’apprentissage devienne amusant afin que l’enfant y trouve un plaisir intrinsèque.
Les renforçateurs seront d’abord utilisés de façon régulière et systématique puis on pourra les espacer pour éviter l’habituation et la monotonie.

6- Diminution de la fréquence d’un comportement

 Lorsqu’un comportement est inapproprié ou problématique, il est important de pouvoir le réduire ou l’éliminer.
En général, on agit sur un comportement lorsqu’il présente un danger pour la personne ou pour les autres (ex, se sauver dans la rue, mordre…), lorsqu’il peut mener à l’exclusion (ex, peurs atypiques (bruits de véhicules, aspirateurs…), crier…)ou lorsqu’il est un frein pour l’apprentissage (se lever sans cesse…)
Ce comportement fera l’objet d’une analyse fonctionnelle systématique :

  • Que s’est-il passé avant ?
  • Dans quelles circonstances s’est-il produit ? Où, Quand, Comment, Avec qui ?
  • Causes probables
  • Fréquence, intensité, durée du comportement ?
  • Quelles conséquences ont suivi ?

On agit sur les causes déclenchantes soit en les supprimant s’il y a lieu, soit en les aménageant (exemple : peur) pour que l’enfant s’y habitue progressivement et y associe quelque chose d’agréable (jeu, musique,..)
On donne une explication claire et brève (ex : interdit : ça fait mal, c’est fini, c’est le bruit de l’avion, etc..) de la façon la plus neutre possible.
Les réponses problématiques sont explicitement non renforcées et on procède à l’extinction : le comportement inadéquat est ignoré de façon systématique. Il va alors s’éteindre de lui-même puisqu’il n’est jamais renforcé ni socialement, ni d’aucune façon.
On donne alors si nécessaire la possibilité à la personne d’arriver au même but par un autre moyen en présentant un comportement approprié et en le renforçant.

7- La généralisation des comportements

 Afin d’optimiser les succès de l’enfant, les compétences émergentes enseignées durant les exercices d’essai distincts, doivent être répétées, renforcées et généralisées dans des situations de moins en moins structurées, dans différents contextes, puis, dans le cadre naturel de vie.
Tout environnement doit pouvoir aider l’enfant à développer ses capacités.
L’A.B.A. est une intervention globale, menée partout, à tout moment possible
. Il faut des personnes formées et entraînantes (parents, professionnels, proches, pairs) pour aider à renforcer les comportements appropriés dans un grand nombre de cadres divers, pour passer de la maîtrise de la compétence, à l’appropriation.

8- Le maintien des comportements

L’enfant doit exécuter son comportement pendant une longue période de temps et le répéter de façon régulière pour se l’approprier.

9- Résultats

 De façon générale, les réponses et comportements de l’enfant sont enregistrés et évalués suivant des critères et des objectifs spécifiques fixés à l’avance.
On réalise ainsi des grilles permettant de mettre en évidence les progrès de l’enfant, d’ajuster les programmes en fonction de ses résultats, de ses préférences, de ses capacités, de modifier la procédure en fonction de ses réponses et réactions.
Le programme éducatif est fixé par le Projet Educatif Individualisé, celui-ci étant bien sûr réactualisé en fonction des résultats de l’enfant.



 


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